Archives mensuelles : octobre 2014

Le Mythe de la caverne, de Platon

Cette narration illustre la situation des hommes par rapport à la vraie lumière, c’est-à-dire par rapport à la vérité

Imaginons des captifs enchaînés dans une demeure souterraine, le visage tourné vers la paroi opposée à l’entrée, et dans l’impossibilité de voir autre chose que cette paroi. Elle est éclairée par les reflets d’un feu qui brûle au dehors, sur une hauteur à mi pente de laquelle passe une route bordée d’un petit mur, et derrière ce mur défilent des gens portant sur leurs épaules des objets hétéroclites, statuettes d’hommes, d’animaux, etc…

Mythe de la caverne - Platon

De ces objets, les captifs ne voient que l’ombre projetée par le feu sur le fond de la caverne. De même, ils n’entendent que les échos des paroles qu’échangent les porteurs. Habitués depuis leur naissance à contempler ces vaines images, à écouter ces sons confus dont ils ignorent l’origine, ils vivent dans un monde de fantômes qu’ils prennent pour des réalités…

Voici le texte complet traduit original du Mythe de la caverne, extrait de la « République » – Livre VII

Maintenant représente toi de la façon que voici l’état de notre nature relativement à l’instruction et à l’ignorance.

Figure toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière ; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchainés, de sorte qu’ils ne peuvent ni bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaine les empéchant de tourner la tête ; la lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux ; entre le feu et les prisonniers passe une route élevée.

Imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionettes dressent devant eux et au dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.

Figure toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d’hommes et d’animaux, en pierre en bois et en toute espèce de matière ; naturellement parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.

 Voilà, s’écria Glaucon, un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

Ils nous ressemblent ; et d’abord, penses-tu que dans une telle situation ils aient jamais vu autre chose d’eux mêmes et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ?

Et comment, observa Glaucon, s’ils sont forcés de rester la tête immobile durant toute leur vie ?

Et pour les objets qui défilent, n’en est-il pas de même ?

 Sans contredit.

Si donc ils pouvaient s’entretenir ensemble, ne penses-tu pas qu’ils prendraient pour des objets réels les ombres qu’ils verraient ?

 Il y a nécessité.

Et si la paroi du fond de la prison avait un écho, chaque fois que l’un des porteurs parlerait, croiraient-ils entendre autre chose que l’ombre qui passerait devant eux ?

 Non, par Zeus !

Assurément de tels hommes n’attribueront de réalité qu’aux ombres des objets fabriqués. Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaînes et qu’on les guérisse de leur ignorance. Qu’on détache l’un de ces prisonniers, qu’on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière ; en faisant tous ces mouvements, il souffrira et l’éblouissement l’empêchera de distinguer ces objets dont tout à l’heure il voyait les ombres.

Que crois-tu donc qu’il répondra si quelqu’un lui vient dire qu’il n’a vu jusqu’alors que de vains fantômes, mais qu’à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste ?

Si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l’oblige à force de questions, à dire ce que c’est ? Ne penses-tu pas qu’il sera embarrassé, et que les ombres qu’il voyait tout à l’heure lui paraitront plus vraies que les objets qu’on lui montre maintenant ?

Et si on le force à regarder la lumière elle même, ses yeux n’en seront-ils pas blessés ? N’en fuira-t-il pas la vue pour retourner aux choses qu’il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes que celles qu’on lui montre?

 Assurément !

Et si on l’arrache de sa caverne par force, qu’on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu’on ne le lâche pas avant de l’avoir trainé jusqu’à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de ces violences ? Et lorsqu’il sera parvenu à la lumière, pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer une seule des choses que maintenant nous appelons vraies ?

 Il ne le pourra pas, du moins dès l’abord.

Il aura je pense besoin d’habitude pour voir les objets de la région supérieure. D’abord, ce seront les ombres qu’il distinguera le plus facilement, puis les images des hommes et des autres objets qui se reflètent dans les eaux, ensuite les objets eux-mêmes. Après celà, il pourra, affrontant la clarté des astres et de la lune, contempler plus facilement pendant la nuit les corps célestes et le ciel lui même, que pendant le jour le soleil et sa lumière.

A la fin j’imagine, ce sera le soleil – non ses vaines images réfléchies dans les eaux ou en quelque autre endroit – mais le soleil lui-même à sa vraie place, qu’il pourra voir et contempler tel qu’il est.

 Nécessairement !

Après celà, il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c’est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d’une certaine manière est la cause de tout ce qu’il voyait avec ses compagnons dans la caverne. Or donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l’on y professe, et de ceux qui furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu’il se réjouira du changement et plaindra ces derniers ?

 Si, certes.

Et s’ils se décernaient entre eux louanges et honneurs, s’ils avaient des récompenses pour celui qui saisissait de l’oeil le plus vif le passage des ombres, qui se rappelait le mieux celles qui avaient coutume de venir les premières ou les dernières, ou de marcher ensemble, et qui par là était le plus habile à deviner leur apparition, penses-tu que notre homme fût jaloux de ces distinctions, et qu’il portât envie à ceux qui, parmi les prisonniers, sont honorés et puissants ?

Ou bien comme ce héros d’Homère, ne préféra-t-il pas mille fois n’être qu’un valet de charrue, au service d’un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions de vivre comme il vivait ?

 Je suis de ton avis, dit Glaucon, il préfèrera tout souffrir plutôt que de vivre de cette façon là.

Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s’asseoir à son ancienne place : n’aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres en venant brusquement du plein soleil ? Et s’il lui faut entrer de nouveau en compétition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n’ont point quitté leurs chaines, dans le moment où sa vue est encore confuse et avant que ses yeux ne se soient remis (or l’accoutumance à l’obscurité demandera un temps assez long), n’apprêtera-t-il pas à rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu’étant allé là-haut, il en est revenu avec la vue ruinée, de sorte que ce n’est même pas la peine d’essayer d’y monter ? Et si quelqu’un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu’ils le puissent tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?

 Sans aucun doute.

Maintenant, mon cher Glaucon, il faut appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut, comparer le monde que nous découvre la vue au séjour de la prison et la lumière du feu qui l’éclaire, à la puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la considères comme l’ascension de l’âme vers le lieu intelligible, tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi bien tu désires la connaitre. Dieu sait si elle est vraie.

Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible, l’idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu’elle est la cause de tout ce qu’il y a de droit et de beau en toutes choses ; qu’elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le souverain de la lumière ; que dans le monde intelligible, c’est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et l’intelligence ; et qu’il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.

Je partage ton opinion, autant que je le puis.

Eh bien ! partage là encore sur ce point, et ne t’étonne pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent plus s’occuper des affaires humaines, et que leurs âmes aspirent sans cesse à demeurer là-haut.

Mais quoi, penses-tu qu’il soit étonnant qu’un homme qui passe des contemplations divines aux misérables choses humaines ait mauvaise grâce et paraisse tout à fait ridicule, lorsque, ayant encore la vue troublée et n’étant pas suffisamment accoutumé aux ténèbres environnantes, il est obligé d’entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interprétations qu’en donnent ceux qui n’ont jamais vu la justice elle même……

La vie est belle

Pourquoi vivre à moitié ? Pourquoi juste survivre ?

La vie est-elle trop longue, que nous puissions la gâcher en vaines activités sans joie, sans rires, sans soleil, et sans arc-en-ciel ? Je parle de la vraie Vie, avec ce grand V pour signifier le principe de la Vie, cette réalité dans laquelle nous sommes immergés par la volonté du divin, pour en profiter et faire nos choix dans la liberté absolue qui nous est donnée.

N’avons-nous pas une chance unique d’être manifesté dans l’existence ? Et d’être quelqu’un plutôt que rien ?

Seul face au divin

J’ai soif d’absolu. Je veux vivre dans la présence du divin créateur, inondé de sa lumière, de son Amour.  Je veux faire le bon choix, celui de la Vie. Je ne veux pas passer à coté de l’essentiel. La demi-mesure ne m’intéresse pas, dirigé par mes seuls instincts animaux, en survie dans ce mode existentiel.

Dans l’Amour, je suis complet, seul face au divin, dans Sa grâce. Tout est là, ici et maintenant. Offert à chacun, sans obligation aucune, la porte ne demande qu’à être poussée, pour entrer dans sa présence éternelle, magnifique, lumineuse, et parfaite.

Une vie vaut la peine d’être vécue, dans le partage, la transformation de chaque peine en joie. Comprendre que la souffrance n’est jamais utile, et que je peux changer ma façon de voir chaque évènement, et que dans son Amour je n’ai besoin de rien ni de personne.

La vie est belle

La vie est belle, tellement belle que mon coeur est prêt à exploser de joie, à chaque seconde, dans une gratitude infinie. Chaque élément de Sa création me rappelle qu’Il est parfait, infini, et que l’aimer est le meilleur choix lors de ce court passage existentiel.

Rien ne m’appartient, tout est à Lui, tout vient de Lui, même l’air que je respire. Pourquoi donc m’en faire ? Chaque seconde est peut être la dernière. Elle est en tout cas la première de ce qui est devant moi, offert, et que je choisis de vivre comme je l’entends.DSC00096 aquarelle

Alors je veux avancer dans cette vie dans l’amour, la paix, la joie, les yeux sur le meilleur, avec l’objectif de devenir à l’image de mon créateur, de devenir parfait selon Dieu, c’est à dire simplement devenir la meilleur version de moi-même, faire fructifier ces talents qu’il m’a donnés, pour, dans la bienveillance, participer par le meilleur de moi-même à rendre cette création plus belle chaque jour,…

La vie est belle ! Alors vivons !

Amour et lumière à vous,

Vincent

 

Le grand théâtre

Nous mentirait-on ?

Depuis longtemps, j’ai compris que ce que l’on nous vend comme « la vérité », « la réalité », n’est souvent que tromperie, manipulation, désinformation, ou divertissement. Et ceci dans l’intérêt de quelques uns, pour faire croire à ce brave peuple que les dirigeants agissent pour son bien-être, sa santé, sa liberté… et aussi pour l’égalité, la fraternité, garanties par une « démocratie modèle », et un système libéral et capitaliste garant bien sûr d’une réussite pour les plus méritants.

Il ne faut aujourd’hui pas chercher loin pour se rendre compte que tout est biaisé, frelaté, mensonge, hypocrisie, les gagnants désignés d’avance, et la démocratie une farce. Le simple bon sens suffit pour débusquer la forfaiture.

Et pour donner juste deux exemples, de ce grand théâtre dans lequel nous sommes plongés, je partagerai juste ces deux éléments assez révélateurs en ce nouveau millénaire. Si j’en parle ici, c’est que j’ai l’impression que peu partagent encore cette vision là…

Au sujet du réchauffement climatique

Je ne crois pas que ce supposé réchauffement soit dû à l’activité humaine. Je l’affirme même si cela déplaira à cette armée d’activistes instrumentalisés, associations et groupements d’écolos de bonne foi dont j’ai longtemps fait parti, et autres lanceurs d’alerte sur le climat trompés par un GIEC mis en place par un système trop heureux d’avoir si facilement fait croire à la fable.

Je l’affirme même si j’ai fait partie de ceux qui pensaient sauver le monde en dénonçant notre horrible culpabilité dans ce réchauffement, nous plaçant au dessus du soleil dans un quelconque rôle sur le climat, activité solaire et nuages n’étant même pas pris en compte dans les « superbes » modèles climatiques de nos « experts »…

Je crois même qu’il n’y a pas de réchauffement climatique, je crois même qu’il y a plutôt une tendance à un refroidissement (comme celui déjà oublié mais annoncé et craint dans les années 1970),  et je crois même que s’il y avait un réchauffement, il serait plutôt bénéfique pour l’humanité.

Je ne crois pas que le CO2 soit responsable d’un quelconque changements climatique, et je crois plutôt que ce gaz est plutôt très utile, indispensable à toute forme de vie… Cet article de Dominique Guillet est particulièrement bien écrit à ces sujet.

Et par ailleurs, je crois aussi que le contrôle du climat par les gouvernements est une réalité, depuis plusieurs années, et que la guerre climatique existe, a même déjà eu lieu, a lieu encore chaque jour, que beaucoup d’évènements « non expliqués » trouvent là leur explication, les populations étant d’ailleurs une fois encore les premières victimes.

Je crois même que cet acharnement à nous culpabiliser au sujet du réchauffement sert d’écran de fumée pour tous ces essais de contrôle du climat, et autres expériences de rayonnements électromagnétiques envoyés dans certaines couches de l’atmosphère (sujet d’autre article prochain)…

Mais sans aller jusqu’à la question du contrôle du climat, la « menace climatique », agitée tel un épouvantail à chaque occasion, suffit à effrayer les populations sur un risque majeur dont l’homme est responsable, et justifie toutes les taxes possibles dont nous irons même à exiger la mise en place. La machine à instrumentaliser fonctionne bien…

Ou sont passées les tours du WTC ?

Je ne crois pas à la thèse officielle concernant la chute des tours du mois de septembre 2001. Je ne crois pas non plus à l’autre thèse, celle de la démolition contrôlée, selon laquelle des explosifs auraient servis pour la démolition. Je crois même qu’il n’y a pas eu d’avion de ligne qui ait percuté et pénétré les deux tours. Je crois une autre version, celle d’une autre technologie utilisée pour cette destruction. Cette technologie n’est pas encore diffusée au grand jour, peu encore en ont connaissance, alors qu’elle repose sur des travaux anciens, ceux de Tesla par exemple, basée sur l’énergie dirigée et les ondes scalaires. Un livre est sorti aux US, écrit par Judy Wood, authentique experte de ces questions, qui a enquêté durant de longues années concernant cette étonnante affaire.

Je pourrais écrire comme longtemps à ce sujet, même je préfère conclure cet article là. A quoi bon en effet noircir un tableau, bien sombre déjà, chacun fera ses recherches, s’il en a envie, s’il a besoin de comprendre, s’il ne veut plus faire partie du spectacle, mais veut voir derrière le décor qui tire les ficelles, qui engrange les bénéfices, qui vit de la misère et de la guerre.

Mais n’oublions que la vie est belle, malgré tout ce qui arrive, et qu’elle mérite d’être vécue, de la meilleure des manières, dans l’amour et la lumière.

Vincent

 

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Vos enfants ne sont pas vos enfants – Khalil Gibran

Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ; car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Khalil Gibran (extrait du recueil Le Prophète)